L’omniprésence d’Internet ouvre de nouveaux horizons

La prolifération des connexions et des technologies Internet offre un moyen sûr d’économiser et d’accroître l’efficacité des organisations. Comme partout ailleurs, le Québec peut en tirer avantage de nombreuses façons. Bienvenue dans l’Internet de tout.

Internet continue de bouleverser les modes de vie et la façon de faire des affaires. Les concepts de pointe comme l’infonuagique, la mobilité et les données volumineuses (big data), pour n’en nommer que trois, se conjuguent pour créer un vaste monde de possibilités grâce à l’exploitation du Web.

L’interconnexion réseautique des gens, des processus, des données et des objets donne lieu à ce que l’on peut sans doute qualifier de progrès technologique le plus important depuis l’avènement d’Internet : un environnement où pratiquement tout se relie au réseau des réseaux. Voyant l’immense potentiel que recèle cette avancée, Cisco l’a appelé « Internet de tout » (Internet of Everything, ou IoE) Une importante étude récemment menée par l’entreprise conclut que, dans le secteur public, l’Internet de tout peut entrainer des économies, une augmentation de la productivité, un accroissement des revenus (sans hausse d’impôts ou de taxes) et une amélioration des services offerts aux citoyens.

La valeur que pourrait générer l’IoE dans les organisations gouvernementales canadiennes au cours des dix prochaines années est évaluée à 95 milliards de dollars (400 milliards dans le secteur privé). Pour le secteur public mondial, l’estimation s’élève à 4 600 milliards de dollars. 

Téléprésence

La facilité avec laquelle l’IoE relie les gens permet d’envisager des économies considérables de frais de déplacement, entre autres possibilités. Par exemple, chaque aller-retour Québec-Montréal effectué pour des raisons professionnelles coûte au minimum 1 000 $ par personne si l’on tient compte du transport, des repas et, le cas échéant, de l’hébergement. Sans parler de la perte de productivité associée aux tâches courantes que l’on ne peut accomplir.

Dans la seule fonction publique québécoise, au moins une centaine d’employés font ce trajet quotidiennement, souvent pour assister à une réunion de 60 minutes seulement. La facture minimale atteint 2 millions de dollars par mois, soit 24 millions par année. Imaginons la somme totale pour l’ensemble des travailleurs du Québec, tous secteurs d’activités confondus. Imaginons aussi les impacts collatéraux qu’entrainent ces déplacements – circulation alourdie, accroissement du coût d’entretien des routes et émissions de gaz à effet de serre notamment.

Grâce à Internet et à la vidéo, il est devenu facile aujourd’hui de rassembler à distance plusieurs personnes de différentes régions dans une même réunion grâce à la téléprésence. Il suffit de disposer de l’infrastructure réseau, des applications et des terminaux adéquats. La qualité de l’image permet des échanges très apparentés aux rencontres en personne. Moyennant un investissement relativement modeste, on peut ainsi économiser substantiellement tout en tenant des réunions fructueuses.

Voilà pourquoi, chez Cisco, aucun déplacement n’est autorisé pour une réunion interne depuis maintenant cinq ans. Grâce à cette mesure, Cisco Canada réalise des économies considérables sur les frais de déplacement, sans compter la hausse de productivité. Dans ces conditions, la technologie n’est pas une dépense, mais un formidable moyen d’économiser.

Voilà pourquoi aussi les patients de certaines régions qui doivent subir un traitement de dialyse n’ont plus à parcourir des dizaines de kilomètres jusqu’à Rimouski, Gaspé ou Saguenay plusieurs fois par semaine pour voir un spécialiste. Depuis plus d’un an, le traitement de ces patients est supervisé localement par des techniciens tandis qu’un néphrologue intervient par téléprésence. Cette mesure a permis d’accroître sensiblement l’efficacité du processus de soins et la qualité de vie des patients.

L’IoE multiplie de telles occasions d’amélioration. Pensons aux prisonniers et à leurs gardiens qu’on emmène au palais de justice en fourgon cellulaire pour une comparution de quelques minutes devant un juge; aux résidants des régions éloignées qui, grâce au télétravail, n’auraient plus à s’expatrier dans les grandes villes pour gagner leur vie, stimulant ainsi l’économie locale…

Villes intelligentes

Selon l’étude susmentionnée de Cisco, l’Internet de tout donne naissance à de vastes possibilités dans les villes. D’ailleurs, nombre de municipalités ont commencé à en tirer avantage afin d’offrir de nouveaux services à la population. C’est le cas de Nice, de Glasgow et de Barcelone. Dans cette dernière ville, les citoyens peuvent interagir avec les fonctionnaires sans avoir à se déplacer dans les bureaux municipaux grâce à la vidéo et à des outils de collaboration.

Barcelone utilise aussi des capteurs pour connaître les espaces de stationnement disponibles et en  informer les automobilistes. D’après différentes études, 30 % en moyenne des voitures circulant dans les centres-villes à un moment ou à un autre sont à la recherche d’un stationnement. L’Internet de tout peut contribuer très efficacement à réduire la circulation automobile, devenue un inconvénient majeur, freinant la productivité des travailleurs et altérant la qualité de vie des citoyens.

Les possibilités de l’IoE sont innombrables : réduction de la consommation énergétique des édifices au moyen de nouveaux systèmes de chauffage et de ventilation; lecture à distance des compteurs de consommation d’eau, d’électricité ou de gaz afin d’améliorer la précision des relevés et d’économiser; gestion d’éventuels paiements imposés aux automobilistes circulant dans les zones achalandées; abaissement du taux de criminalité au moyen d’un éclairage intelligent…

Les dirigeants des secteurs public et privé ont à répondre aux exigences toujours croissantes de leurs clientèles alors que le volume de leurs ressources stagne ou diminue. Dans ce contexte, l’Internet de tout peut être d’un grand secours. L’IoE a le pouvoir de transformer la façon de concevoir les services et d’utiliser l’information afin de répondre plus efficacement aux besoins des clients ou de la population.

Pour conserver le caractère concurrentiel de notre économie sur la scène mondiale, il est crucial que les organisations s’emploient à déterminer et à exploiter les occasions d’accroître leur efficacité à l’ère de l’IoE.

A propos Jean-Claude Ouellet

En sa qualité de vice-président, Opérations – Est du Canada, Jean-Claude Ouellet est responsable des ventes et des opérations de Cisco dans les provinces atlantiques, au Québec et dans la région d'Ottawa. La stratégie de Cisco pour promouvoir les ventes et améliorer la présence de l'image de marque de l'entreprise dans les secteurs privé et public partout dans l'Est du Canada constitue sa principale priorité. As Vice President, Canada East Operations, Jean-Claude Ouellet is responsible for Cisco's sales and operations in the Atlantic provinces, the province of Quebec, and the Ottawa region. His key focus is Cisco's strategy for promoting sales and brand presence in the private and public sector across all Eastern regions.
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